Le dressing d’Inès Olympe Mercadal

18 Oct

Atelier Mercadal Vintage

Vendredi soir je suis allée chez Inès Olympe Mercadal, la créatrice de la marque de chaussures Atelier Mercadal Vintage. Je ne la connaissais pas personnellement, j’avais vu un tas d’articles sur elle dans la presse et j’avais été attirée par son look retro et sa beauté. Je l’ai contactée par le biais d’un ami et elle a tout de suite accepté de me recevoir chez elle. Je m’attendais à une fille à la voix grave, un peu dure, en fait, rien à voir, cette fille est un bonbon!

Elle est douce et gentille et naturelle, je suis tombée sous le charme en entendant son rire de petite fille.

Friday night I went to Inès Olympe Mercadal’s place, the designer of the shoe brand Atelier Mercadal Vintage. I didn’t know her personally, I had seen many articles about her in the press and was attracted by her beauty and her retro look. I contacted her through a friend, and she immediately accepted to have me come to her place. I expected a tough girl with a deep voice, but actually this girl is a candy!

She’s sweet, nice and natural, I felt under her spell when I heard her laughing like a little girl.

Atelier Mercadal Vintage

J’ai filmé son dressing, rempli de pièces originales qui ne passent pas inaperçues. J’en ai aussi profité pour lui poser quelques questions…Vous allez voir cette fille de seulement 24 ans a de la suite dans les idées. Inès est une fonceuse. Le genre de fille qui répond à un mail ou un texto dans l’heure, est ouverte à toute sorte de projets, aime rencontrer des gens, vit à cent à l’heure. Tout ce que j’adore.

I filmed her dressing, full of eccentric pieces that do not go unnoticed. I also asked her few questions… You’ll see, this only 24 years old girl is so wise. Inès is the type of girl that goes all out. A girl that answers a text message or an email within the hour, is opened to all kind of projects, loves to meet new people, and is always on the go. That’s all I love.

Comment as-tu commencé?

J’ai toujours baigné dans la mode grâce à mes parents (ndlr les créateurs d’Atelier Mercadal). Mais en grandissant, j’ai eu un rejet de ce côté mode-commerçant. Je voulais évoluer dans le domaine littéraire, plus intello. A 16 ans, j’ai co-écrit, avec Cyrille Danakil, un docu-fiction qui est sorti en fnac à l’époque. Ca s’appelait « Napy » (pour Neuilly-Auteuil-Passy et la contraction de Unhappy) et ça parlait de la jeunesse dorée. Ensuite Cyrille a commencé à faire beaucoup de photos de moi et on a même fait une expo qui s’appelait « Le désespoir de ceux qui ont tout » avec Stéphane Sednaoui, au musée des Arts Contemporains de Shanghai. C’était une période très créative pour moi mais en même temps assez noire. Les gens me voyaient comme une gosse de riche et moi j’avais besoin d’exprimer un mal-être difficile à comprendre vu de l’extérieur.

Après avoir été pigiste, à 20 ans, je suis finalement entrée chez Apostrophe où je gérais les stocks. Étant la plus jeune dans cette maison très classique, ils m’ont demandé de leur dessiner quelques pièces car je leur apportais un regard différent.

J’ai ensuite été débauchée par Guess. J’étais enfermée toute la journée dans un grand bureau à Levallois, à faire de la gestion de stocks, et à recevoir des mails de clients, c’était horrible. J’ai tenu 6 mois et je suis partie. C’est là que j’ai rencontré Jonas Sunset, mon meilleur ami qui est artiste graffeur. C’est lui qui m’a poussée à faire de la peinture. J’avais une vie de bohème, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire entre la peinture, l’écriture…

Puis ma mère m’a proposé de venir travailler avec elle. Au début j’appréhendais, mais à force de voir mes copines chiner des chaussures vintage Atelier Mercadal de l’époque de mon grand-père, j’ai eu envie de les rééditer.

How did you start?

I’ve always been drawn into fashion thanks to my parents (Editor’s note: the creators of Atelier Mercadal). Growing up, I rejected this fashion-retailer atmosphere. I was a literary person and I wanted to get into a more intellectual field. When I was 16, I wrote with Cyrille Danakil a docu-drama that was released at that time. We called it « Napy » (the contraction of the bourgeois cities Neuilly-Auteuil-Passy and Unhappy) and it was talking about the gilded youth. Then Cyrille started taking pictures of me, we even did an exhibition at the Shanghai Museum of Contemporary Arts. It was a very creative period for me, yet dark. People were seing me as a rich spoiled brat and I needed to express an awkwardness that they obviously couldn’t understand.

After getting some freelance jobs as a journalist, when I was 20, I ended up working for the clothing brand Apostrophe, as an inventory administrator. Being the youngest in this classical fashion house, I started designing some pieces, offering a different vision.

Then Guess hired me. I was stuck all day long in a big office in Levallois (Paris suburbs), doing inventory administration and receiving clients emails; It was horrible. I hung in there for 6 months, then I left. That’s when I met my best friend, Jonas Sunset, who is a graffiti artist. He pushed me to do painting. I was living a bohemian life, I didn’t know at all what I wanted to do with my life, painting, writing…

Then my mother offered me to come and work with her. First I was a bit apprehensive, but after seeing so many times my girl friends wearing the vintage Atelier Mercadal shoes created by my grand-father, I decided to re-edit them.
Atelier Mercadal Vintage

Raconte-nous ta journée type:

Levée à 7h30-8h, je dois être au bureau à 9h. J’adore cette rigueur. Je regarde les mails qui sont arrivés dans la nuit, puis j’appelle les points de ventes pour savoir ce qui s’est vendu ou pas et faire de la rotation de stocks (ce que j’ai appris chez Apostrophe et Guess). Parfois une paire peu marcher au Printemps et pas du tout aux Galeries Lafayette, il ne faut donc pas hésiter à faire des rotations. Une fois par semaine, je passe dans les grands magasins, je fais des display, je m’occupe aussi de recruter les vendeuses.Tous les midis, je déjeune chez ma mère, on en profite pour faire un point boulot.

Sinon je m’occupe beaucoup de la presse. Je suis très souvent dans les rédactions de magazines pour leur montrer nos nouveaux modèles ou à notre bureau de presse. Je me balade dans Paris sur ma bicyclette, avec des grands sacs remplis de paires de chaussures. Le soir, j’aime être seule au bureau, je me mets de la musique et je regarde les tendances sur internet, les parutions qu’on a eu, et je tiens mon blog Dans la peau de mes escarpins.

Describe your typical day at work:

I wake up around 7:30- 8am, I have to be at the office by 9am. I love this rigour. I look at the emails that arrived during the night, then I call our sales points in order to know what has been sold or not, and rotate unsold stocks (which I learned at Apostrophe and Guess). Sometimes a pair of shoes can sell well at Printemps, but for some reason will not sell at all at the Galeries Lafayette. It’s thus important to always rotate stocks. Once a week, I go to department stores, I do some displays, and I’m also in charge of recruiting sales persons. Everyday I have lunch at my mother’s place, so we can do a rundown of the day.

The rest of the time I take care of the press. I go very often to fashion magazines offices to show them our new products or to our press office. I go around Paris with my bicycle and my big bags full of pairs of shoes. In the evening, I like to be alone at the office, I put some musique and I look at the trends on the web, check our publications, and I take care of my blog Dans la peau de mes escarpins.

Atelier Mercadal Vintage

Dans quels magasins t’habilles-tu?

Je ne fais pas vraiment les magasins. Les belles pièces que j’ai ce sont mes chaussures et des sacs que ma mère m’a offert, le reste c’est H&M. Sinon, je chine des 501 vintage chez Kiliwatch (Paris 2e) ou chez Guerrisol (Paris 9e); mes chemises je les fais faire sur mesure avec mes initiales brodées chez JLR (Paris 6e, 8e et 16e) ou sinon je porte des pièces vintage de ma mère et ma grand-mère.

Where do you shop?

I don’t really go to the stores. The beautiful pieces I have are my shoes and handbags that my mother gifted me, the rest comes from H&M. Other than that, I find vintage 501 Levis at Kiliwatch (Paris 2e) or at Guerrisol (Paris 9e); I have my shirts custom-made with my initials hand-embroidered at JLR (Paris 6e, 8e, 16e) or I wear vintage clothes from my mother and my grand-mother.

Où est-ce que tu sors?

Je sors surtout à Montorgueil (Paris 2e), au Café Noir, au Coeur Fou, à La Coquille… Sinon à Pigalle, au Mansart ou chez Carmen. Mais je ne vais jamais en boite, je préfère faire des soirées dans des apparts et à 2h du matin je suis contente de rentrer chez moi.

Where do you go out?

Most of the time I have drinks in Montorgueil (Paris 2e), at Café Noir, Coeur Fou, La Coquille… Or in Pigalle (9e) at Mansart or Carmen. I never go clubbing, I rather do parties in apartments and by 2am I’m happy to go back home.

Les rencontres qui ont changé ta vie?

Mon meilleur ami Jonas Sunset. Quand j’ai commencé ma marque, il a graffé des chaussures de l’époque de mon grand-père. Les Galeries Lafayette m’ont proposés d’exposer mon univers pendant un mois dans tout leur espace chaussures et je l’ai invité à collaborer avec moi pour qu’il fasse toute la scénographie. Olivier Zahm est aussi quelqu’un de très important pour moi, il m’a notamment toujours poussé à exploiter ma fibre artistique.

Who are the encounters that changed your life?

My best friend Jonas Sunset. When I started my brand, he made graffitis on the vintage shoes of my grand-father’s time. The Galeries Lafayette offered me to show my world during one month on the whole shoe-dedicated floor and I invited him to collaborate with me in order to take care of all the scenography. Olivier Zahm is also someone very important to me, he notably always pushed me to develop my artistic fiber.

Comment t’imagines-tu plus tard?

Je me vois faire le même métier, mais comme je suis touche à tout, je veux continuer à faire toutes sortes de collaborations qui contribueront à faire connaître ma marque. Là par exemple, j’ai fait une chanson avec Alex Rossi, un pote qui m’a proposé de faire un duo. Sinon, je vais faire une collaboration avec Pascal Monfort, au lieu de vendre des tee-shirts aux concerts, on va proposer des chaussures! Autre collaboration, j’ai contacté les chanteuses Brigitte pour qu’elles portent mes escarpins sur scène. Je suis contente de pouvoir contribuer à l’histoire familiale d’Atelier Mercadal à ma façon, en mêlant le milieu artistique à la mode.

How do you see yourself in the future?

I see myself doing the same job. But as I’m an all-rounder, I want to keep on doing collaborations that will be useful to publicize my brand. For instance, I just recorded a single with Alex Rossi, a friend that proposed me to make a duet. Apart from that, I’m going to do a collaboration with Pascal Monfort: instead of selling t-shirts at concerts, we will offer shoes! Another partnership, I contacted the singers of Brigitte in order to have them wear my shoes on stage. I’m very happy to be able to contribute to the Atelier Mercadal family business in my own way, conbining the art scene and fashion.

Et voici le titre d’Inès et Alex Rossi

And here is Inès and Alex Rossi’s single

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22 Réponses to “Le dressing d’Inès Olympe Mercadal”

  1. Anonyme 18 octobre 2011 à 8 h 28 min #

    Incroyable cette fille a l’air top et hyper mature pour son âge!!!merci georgem pour ce joli portrait retro parisien!!!

  2. Vlad 18 octobre 2011 à 9 h 30 min #

    Inès on se connaît je crois ….

  3. Anonyme 18 octobre 2011 à 9 h 36 min #

    Cet article est super intéressant, bravo à toi et à elle!

  4. Marie 18 octobre 2011 à 9 h 59 min #

    I love this girl, she looks very awesome! Thank you for letting discover great personalities like that…

  5. Melanie 18 octobre 2011 à 12 h 12 min #

    I love the shoes!!!! Where can I get them? if I can afford them… 🙂

  6. Melanie 18 octobre 2011 à 12 h 28 min #

    Et les chaussons qui se plient quelle super idée!!!!

    • Georgem 18 octobre 2011 à 16 h 10 min #

      Mélanie, en France tu peux trouver les chaussures d’Inès aux Galeries Lafayette, au Bon Marché et sur sarenza.com!

  7. K 18 octobre 2011 à 17 h 39 min #

    Bravo pour cet article, c’est sympa de connaître le quotidien d’un créatrice!

    A bientôt,
    K

  8. Anonyme 18 octobre 2011 à 18 h 12 min #

    Inès est une très jolie fille, j’adore son look

  9. Hélène 18 octobre 2011 à 18 h 56 min #

    Sympa son titre, très etienne daho et charlotte gainsbourg!!

  10. Anonyme 18 octobre 2011 à 19 h 41 min #

    Joli portrait d’une fille très intéressante!

  11. Anonyme 18 octobre 2011 à 19 h 44 min #

    Great post!

  12. Shiraz 20 octobre 2011 à 12 h 52 min #

    La chose que je préfère chez elle et qui transparait c’est qu’elle privilégie les belles pièces vintage et quelques achats coups de coeur chez H&M. Que c’est raffraichissant de découvrir enfin une personnalité touchante – qui ne craque pas sur les derniers trucs a la mode.
    Son style « dame bien sous tout rapport » emprunt d’un petit grain de folie est très inspirant !
    Merci pour cette belle découverte !

  13. M 20 octobre 2011 à 13 h 23 min #

    Waouh!!!! Elle a vraiment des pièces originales… et toutes ses chaussures sont des Mercadal?

  14. superbytimai 23 octobre 2011 à 17 h 27 min #

    bravo Georges! pour l’article et le portrait! bisous

  15. Blanche 24 octobre 2011 à 23 h 09 min #

    Jolies fringues, jolie femme, jolie sincérité de sa part. Très bon post. Sans doute un de mes préférés so far.

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